Salut toi ! Je m’appelle Emma Laurent, j’ai 23 ans, et en ce moment je suis ingénieure en télécommunications chez l’une des plus grosses chaînes satellitaires de France (oui, celle qui diffuse en 4K et fait trembler tout le pays). Sur le papier, c’est le job de rêve : bureau avec vue sur la Seine, salaire qui fait rougir mes copines, voyages pro à Dubaï ou New York pour tester des antennes satellites… Mais dans ma tête ? Je passe mes journées à rêver de tout plaquer pour partir autour du monde avec mon appareil photo. Et franchement, je suis à deux doigts de cliquer sur « Envoyer » pour ma lettre de démission. Accroche-toi, je te raconte tout !
Les débuts : quand mamie m’a refilé un vieux Nikon et que ma vie a basculé
J’avais 13 ans. Ma grand-mère (une ancienne journaliste qui a couvert les années 70) m’a tendu un Nikon FM2 tout rayé en me disant : « Emma, arrête de fixer ton écran et regarde le monde pour de vrai. » J’ai cru qu’elle me donnait un jouet vintage. Résultat ? Je suis devenue accro en 48 heures. J’ai commencé à shooter tout ce qui bougeait : les pigeons parisiens qui font la grève de la faim, ma petite sœur qui pique des crises, et même les nuages depuis la fenêtre du RER. Je développais mes films dans la cuisine (ma mère hurlait : « Emma, tu vas nous empoisonner avec tes produits chimiques ! »). C’était nul, flou, mais magique. Et surtout gratuit en émotions.
Le premier voyage : quand mes études d’ingénieure m’ont sauvée… temporairement
À 18 ans, j’ai intégré une grande école d’ingénierie à Paris. Tout le monde me disait : « Fais télécoms, c’est stable, c’est bien payé, tu voyageras pour le boulot ! » J’ai écouté. Mais pendant les stages, j’ai quand même glissé mon appareil dans mon sac. Premier vrai trip : un mois en Grèce pour un projet satellite. Au lieu de rester collée aux rapports techniques, j’ai passé mes soirées à shooter les couchers de soleil sur Santorin. Une photo d’un vieux pêcheur avec sa barque au lever du soleil a fini sur Instagram… et a fait 12 000 likes. Ce jour-là j’ai compris : la photo, c’est pas un hobby. C’est mon oxygène. L’ingénierie ? Juste le plan B pour payer le loyer.
La vie de bureau : quand tu rêves de sac à dos pendant les réunions Zoom
Aujourd’hui, à 23 ans, je bosse pour la plus prestigieuse chaîne satellitaire de France. Je configure des liaisons 5G pour que des millions de Français regardent la Coupe du Monde en 4K. Cool, hein ? Sauf que je passe 80 % de mon temps en visio avec des types en costard qui parlent en acronymes (SLA, KPI, ROI… je rêve de les remplacer par ISO, f/2.8 et golden hour). Mon bureau est magnifique, mais je passe mes pauses à googler « billet pas cher Bangkok » et à éditer des photos sur Lightroom en cachette. Mes collègues pensent que je suis super motivée. Moi je me dis : « Emma, encore six mois et tu deviens folle. » ????
L’Asie : le voyage qui m’a fait craquer (et qui m’a coûté mes économies)
L’été dernier, j’ai pris 3 semaines de vacances et je suis partie seule en Thaïlande et au Vietnam avec mon Fuji X-T5. J’ai dormi dans des auberges à 8 €, mangé des nouilles à tous les coins de rue, et attendu des heures la lumière parfaite sur la baie d’Halong. J’ai shooté des moines à l’aube, des marchés flottants, et même un éléphant qui m’a volé mon chapeau. Chaque photo me criait : « Lâche ton job ! » De retour à Paris, j’ai repris le métro à 7h30 et j’ai pleuré dans mon casque. Ce voyage m’a coûté 2 800 €… et m’a fait gagner 10 ans de vie. Depuis, je ne pense plus qu’à ça : partir pour de vrai.
Les galères de la vie corporate (et pourquoi je rigole quand même)
Franchement, la vie d’ingénieure est pleine de moments hilarants. J’ai déjà fait une présentation PowerPoint à 3h du mat’ avec une connexion satellite qui buggait… pendant que je rêvais de shooter les aurores boréales en Islande. Une fois, j’ai failli envoyer un mail à mon boss avec en pièce jointe une photo de moi en maillot sur une plage au lieu du rapport technique. J’ai rattrapé in extremis ! Mais chaque galère me rapproche de la décision : je ne veux plus configurer des satellites pour les autres. Je veux capturer le monde pour moi… et pour tous ceux qui n’osent pas partir.
J’ai déjà testé l’Afrique du Sud (les lions au crépuscule, waouh), le Maroc (tempête de sable qui a failli tuer mon objectif), et je prépare l’Amérique latine. Chaque fois je reviens plus déterminée : la photo, c’est ma vraie carrière.
Aujourd’hui : la lettre de démission qui attend dans mes brouillons
À 23 ans, je gagne bien ma vie, j’ai une mutuelle top, et mes parents sont fiers. Mais je m’ennuie à mourir. Alors je prépare mon plan : finir mon contrat en juin, vendre ma petite voiture, et partir avec un sac de 12 kg, mon Fuji, deux objectifs et un carnet. Destination ? Le monde entier. Je veux vivre de mes photos : vendre des tirages, faire des expos, peut-être un livre un jour. Et si je galère ? Tant mieux ! Les meilleures histoires naissent quand on est perdu, fauché et trempé jusqu’aux os.
Mon conseil (avec le sourire) à toutes les filles qui hésitent
Si tu as 23 ans, un job « stable » et un appareil photo qui prend la poussière : écoute ton cœur. Commence petit : shoote dans ton quartier pendant la pause déj’. Prends une semaine seule quelque part. Et surtout, rigole de tes peurs. Parce que la plus belle photo, c’est celle que tu prends quand tu as tout plaqué et que tu te dis « mais qu’est-ce que je fous là ? ». La vie est trop courte pour rester devant des écrans. Le monde est dehors, et il attend ton déclencheur !
Conclusion : je vais tout plaquer… et je n’ai jamais été aussi excitée
Prochaine étape ? L’Islande en septembre pour les aurores, puis l’Inde, puis… on verra. Je ne sais pas si je vais réussir à vivre de la photo. Mais je sais que si je reste ici, je vais regretter toute ma vie. Alors je souris, je respire un grand coup, et je prépare ma lettre. Mamie serait fière. Et moi ? Je suis déjà en train de rêver à mes premières photos de nomade.
Si cet article t’a fait sourire et que toi aussi tu rêves de tout plaquer… alors on est deux !
Le monde nous attend dehors. Prends ton appareil, clique, et vis. ????✨
Et si tu me croises quelque part avec un Fuji en bandoulière et un sourire de folle… viens me dire bonjour. On boira un thé et on rigolera de nos galères.